Mercredi 21 janvier 2009
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Le 12 septembre 2001, pour la première fois dans l'histoire, un vent de sympathie et de solidarité planétaire se levait en direction d'un seul pays : les Etats-Unis d'Amérique. Il n'émanait pas
seulement des gouvernements, dans un monde globalisé les peuples trouvaient bien souvent leur mot à dire. On peut aujourd'hui se désoler de l'immense gâchis causé par George W. Bush, qui aura
finalement retourné contre lui cet élan. La première cause en est indiscutablement son plan d'invasion de l'Irak, dont il n'est pas inutile de rappeler qu'il fut soutenu par Messieurs Sarkozy et
Kouchner, actuels président de la République et ministre des Affaires étrangères. Sans doute ont-ils manqué de ce que l'on appelle le "sens de l'histoire" ?
Aujourd'hui le monde a de nouveau les yeux braqués sur les Etats-Unis d'Amérique avec l'investiture de
Barack Obama. On sait peu de
choses sur le futur président et l'on peut légitimement s'inquiéter de savoir s'il sera à la hauteur de l'évènement. Car les défis sont immenses : une crise économique planétaire sans précédent,
une Amérique qui perd pied en Asie, Afrique et Amérique du Sud, une situation déjà explosive au Proche-Orient... Jamais un président des Etats-Unis n'avait trouvé à son arrivée une situation si dégradée. Mais
il faut dire que l'homme impressionne, ses phrases sonnent juste, son charisme et son calme rassurent, et tous reconnaissent la compétence de son équipe où les représentants de la diversité sont
loin d'être des potiches. Force est de constater que l'Amérique fait encore rêver le monde, elle a donc droit à une deuxième chance. C'est certainement la dernière. La montée en puissance de
nouvelles superpuissances (Chine, Inde), l'impopularité record des Américains dans le monde musulman et l'émergence d'un nouvel ordre économique consécutif à la crise pourraient signer sa mise en
retrait, sinon son déclin. A moins que le rêve Obama ne devienne réalité.
V. Delos
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