Samedi 25 avril 2009
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Corse-Matin relance la polémique en publiant cet article. Préfet limogé, surveillance "publique-privée",
disparition de dossiers au tribunal et suspicion de copinage, tous les ingrédients d'un vrai scandale.
«[...]En dehors des édifices
publics, aucune villa, aucun lotissement, aucune personnalité n'a jamais fait l'objet d'une telle surveillance en Corse. D'une telle bienveillance de l'État, n'hésitent pas à dire certains qui
tentent d'évaluer le coût d'une telle mesure pour le contribuable. Les propriétaires de Cala Longa, directement menacés par le FLNC, ceux qui ont été victimes de plusieurs attentats ou les
commerçants de Strasbourg apprécieront... Cette mission, qu'ils sont bien obligés d'accepter, même les gendarmes ne semblent pas l'assumer de gaîté de coeur. D'autant que ce ne sont pas les
enquêtes corses non élucidées qui manquent dans l'île. Mais les ordres sont les ordres, surtout lorsqu'ils viennent d'en haut. Au-delà de la crainte d'une nouvelle manifestation des
nationalistes, ce sont les menaces reçues par Christian Clavier, sous forme d'une lettre anonyme qui sont mises en avant pour justifier cette surveillance. Suite à un dépôt de plainte de
l'acteur, une enquête avait été ouverte pour "menace de destruction de biens sous conditions".
[...]Entre-temps, une nouvelle "pétillonnade" a fait rebondir l'affaire. Le dossier Clavier a disparu au tribunal
d'Ajaccio et l'on ne sait toujours pas comment un tel document a pu se volatiliser. Ce dossier a tout de même été reconstitué et le procès en appel se tiendra le 3 juin prochain devant le
tribunal de Bastia. L'occasion d'une nouvelle tribune pour les nationalistes qui n'en demandaient pas tant. Pour eux cette affaire est du pain béni. En attendant, le gardiennage d'État se
poursuit à Punta d'Oro. Une mission qui pourrait même être considérée comme de la concurrence déloyale par les sociétés spécialisées.»
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