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Militants et sympathisants PS ont pu entendre Gilles
Catoire, le 19 mars dernier lors de notre réunion de section donner des éclaircissements sur ce projet. Voici donc la déclaration secrétaire général de l’AMIF
(Association des Maires d'Ile-de-France), membre du comité de pilotage du projet architectural du Grand Paris et maire de Clichy-la-Garenne (92).
« Ayant travaillé pendant neuf mois au sein du comité de pilotage du projet architectural du Grand Paris avec les dix cabinets d’architectes, dont les projets sont exposés et accessibles à tous à
la cité de l’architecture et du patrimoine jusqu’au 22 novembre, j’ai trouvé dans la déclaration du Président de la République une synthèse de l’ensemble de ces projets dans une vision de la
ville qui était déjà celle que de nombreux élus ont exprimé lors des débats.
On ne peut qu’être d’accord avec la vision d’une ville multipolaire, ouverte, cherchant à mettre fin aux inégalités urbaines.
La réaffirmation de l’enjeu économique international avec un certain nombre de pôles de développement stratégique s’appuie sur les idées développées par le SDRIF (Schéma Directeur
d'Ile-de-France) élaboré par le Conseil régional d’Ile-de-France sur lequel le Président de la République semble enfin marquer sa volonté de le faire aboutir.
En ce qui concerne l’habitat, il rejoint les préoccupations de nombreux élus concernant l’effort à faire dans le logement mais il aurait été bon qu’il précise la part de ces logements revenant au
logement social. Il a d’ailleurs repris l’idée que certains d’entre nous avaient exprimé qu’on pouvait construire des tours de grandes hauteurs de grande qualité architecturale et
environnementale.
J’ai porté une grande attention sur la partie concernant les transports et enregistré avec satisfaction qu’il confortait tous les projets mis en oeuvre par Jean-Paul HUCHON et le STIF (Syndicat
des Transports d'Ile-de-France) et notamment le prolongement de la ligne 14. Quand au projet de métro automatique reliant les grands axes et les aéroports élaboré par Christian BLANC, c’est
un dossier qui mérite d’être étudié sans remettre en cause le projet d’Arc express qui serait complémentaire pour la desserte d’une zone fortement urbanisée dans la couronne parisienne.
J’ai relevé que lorsque le Président de la République décrivait les territoires prioritaires, il parlait de la prolongation de la Défense jusqu’à Gennevilliers en ne faisant pas de la boucle nord
des Hauts-de-Seine un pôle de développement stratégique. Cela risque de n’être qu’une extension de la défense et devrait inciter mes collègues élus de ces communes à réfléchir ensemble pour
marquer une volonté politique forte en accélérant le processus de constitution d’une communauté d’agglomération.
Tous les observateurs ont noté avec intérêt qu’il a cité de façon plus appuyée les élus de gauche dont Bertrand DELANOÉ, maire de Paris, et Jean-Paul HUCHON, président du conseil régional
d’Ile-de-France et était plus discret avec les élus de sa famille politique et a cité Christian BLANC uniquement sur l’angle des transports.
Il a fait part de sa volonté d’un partenariat avec les élus, la région, la ville de Paris, les Conseil généraux et les maires. Il a cité le travail de la conférence métropolitaine et a salué la
mise en oeuvre du syndicat mixte Paris Métropole, nouvel outil de concertation et d’études dans lequel j’ai cru dès le départ et qui va devenir un lieu stratégique de réflexion pour animer le
débat entre l’Etat et les élus et c’est pour moi très positif.
Le président de la République a annoncé que ce programme serait financé en partie par l’Etat et en partie par un partenariat public/privé sur une durée de 10 ans. Réaliser tous ces projets en 10
ans constitue une réelle performance et même un défi. Il convient de rappeler qu’il nous a habitué, dans d’autres domaines, à des discours brillants et à des effets d’annonce sur lesquels
l’intendance est souvent loin de suivre.
Notre rôle d’élus sera de faire en sorte que la population se saisisse de ces projets, que les citoyens puisse s’exprimer afin que les engagements pris au plus haut niveau de l’Etat se transforme
en réalité et améliore concrètement la qualité de vie des franciliens.
J’ai également noté avec satisfaction que Nicolas SARKOZY avait reporté après les échéances régionales une réforme éventuelle des collectivités ce qui montre qu’il a tiré les conclusions de
l’effet déplorable du rapport Balladur sur les élus d’Ile-de-France. L’Etat a un rôle d’initiative mais l’Etat ne peut pas mener à bien tous ces projets sans les élus et nous sommes disponibles
pour rechercher toutes les convergences qui permettront d’intervenir dans les meilleurs délais.»