Mercredi 15 juillet 2009
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Patrick Devedjian déclarait le 3
juillet dernier sur Radio Classique: «La France résiste mieux que les autres pays, parce que notre plan de relance est efficace dès cette année, alors que le plan de
relance américain, il est prévu pour l’année prochaine. Nous avons investi 75 % du plan sur 2009, les Etats-Unis, c’est exactement l’inverse, comme l’Allemagne d’ailleurs. Parce qu’ils n’ont pas
un appareil d’Etat dédié à la mise en œuvre de cette politique, c’est plus long à mettre en place, et c’est seulement en 2010 que cela produira des effets.»
Un article de Libération
démonte méthodiquement cette affirmation. Si il est vrai que l'Allemagne a choisi de fonctionner sur le mode "50% des fonds pour 2009 - 50% des fonds pour 2010", le Ministre de la Relance oublie
de mentionner que les 50% du plan allemand prévus pour cette année dépassent déjà les 100% du plan français... (le plan de relance mis en place par Berlin atteint au total les 82 milliards d’euros) Quant au plan américain il représenterait à l'échelle française 150 milliards d'euros, on est loin des 26 milliards français!
Fin 2008, Daniel Cohen,
professeur d'Economie à l'Ecole Normale Supérieure, déclarait: «Et c’est sans doute le reproche le plus important que l’on peut lui faire. Tout le plan de relance est centré sur 2009. Or, nous
sommes dans une situation de crise extrême. Une crise hors norme, planétaire, parcourue de multiples incertitudes. Or l’action engagée par le gouvernement laisse croire que tout sera fini en
2009. Il aurait fallu, au contraire, un plan large, qui morde sur 2010, en prenant ici volontairement le risque, si l’on ose dire, d’aller au secours de la victoire ! Si chacun était absolument
convaincu que la crise sera terminée en 2009, elle n’aurait pas cette ampleur.»
Loin des vicissitudes de sa politique nationale Charlie Hebdo a préféré rappeler
sa conception de la politique locale, en particulier au niveau des hôpitaux, logements sociaux et de l'éducation. Voir ici.
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