Vendredi 31 juillet 2009
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A l'annonce du malaise présidentiel on est tout d'abord surpris. Pourquoi diable aller faire un footing en plein été
sous le "cagnard" ? Surtout quand s'appelle Nicolas Sarkozy et qu'on a une vie pas vraiment reposante avec les responsabilités qui sont les siennes. Et puis même si on trouve l'incident
regrettable on se dit qu'il est somme toute assez logique pour un homme qui a toujours eu du mal à trouver ses propres limites. Son premier G8 où il donnait l'impression d'être grisé,
les insultes du salon de l'agriculture en sont les témoins. D'ailleurs Simone Veil l'avait mise en garde publiquement fin 2007 (1) "il m'arrive de m'inquiéter pour sa santé, quand
je le vois courir, en sueur, avec Bernard Kouchner, quelques heures avant de prononcer un discours à l'Onu. Le pouvoir commande aussi de savoir se ménager."
Si cet incident ne devrait pas avoir d'influence sur sa santé, c'est son image qui risque d'en prendre un coup. Car les footings présidentiels étaient intégrés dans sa communication et faisaient
à ce titre partie de cette nouvelle image qu'il comptait imprimer. Celle d'une dynamique et d'une nouvelle façon d'incarner la fonction présidentielle. Mais que Nicolas Sarkozy se rassure: après
avoir vendu la rupture, la politique de civilisation, le nouveau New Deal à New York et être passé à Versailles au nouveau modèle social français on comprend qu'il soit fatigué. Là est le coeur
de la com sarkoziste: le mouvement perpétuel. On est toujours dans la projection d'un futur meilleur (le présent, c'est çà dire son bilan est-il à ce point problématique ?). Ce "malaise
cardiaque" (2) comme l'a qualifié Frédéric Lefebvre le porte-parole de l'UMP, avant de se raviser, risque donc de donner un sérieux coup de frein à ce mouvement perpétuel. D'autant plus
que le président de la République n'a pas tenu sa promesse de faire toute la lumière sur sa santé, une opération d'un abcès à la gorge dès novembre 2007 n'a pas été mentionnée et aucun bulletin
de santé n'a été publié en 2008. Pourquoi le plus jeune et le plus "sportif" des présidents de la cinquième République n'a-t-il pas honoré sa parole? Aucune rupture n'a eu lieu dans ce domaine.
La mauvaise grippe officielle de George Pompidou cachait un cancer du sang. Pour François Mitterrand ce fut encore plus problématique et l'intensité de l'accident vasculaire cérébral de Jacques
Chirac fut diminuée. On voit bien à quel point la pratique monarchique du pouvoir sous la cinquième République est incompatible avec des soucis de santé. On comprend pourquoi Nicolas Sarkozy se
serait bien passé de cet accident qui a eu lieu dans un parc public. Mais espérons qu'il saura en tirer du positif en l'obligeant à prioriser et à ne plus confondre vitesse et
précipitation.
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Que s'est-il passé avec Jimmy Carter ?
Tout cela n'est qu'épiphénomène. Une vaie question plus intéressante : la Rupture a-t-elle bien eu lieu en France ?
La rupture d’anévrisme ? Non.
Le verbiage réactionnaire est impayable.
A l’heure où le pays est ravagé par la sarkozysme (chômage, pouvoir d’achat, inégalités, éducation, santé, justice, insécurité), je dois dire que l’on se fout un peu des petits malaises de ce monsieur (à moins que ce ne soit lié à la grippe cochonne ?).
http://www.henriemmanuelli.fr/spip.php?article331