Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 10:00

blr avenir

 

 

 

 

La France subit une crise financière d’une ampleur exceptionnelle. Beaucoup a été dit sur ses causes. Dérégulation à-tout-va, primat de la finance sur l’économie réelle et de l’économie sur le politique, irresponsabilité des banques mélangeant activités d’affaires et de dépôts, rentabilité visée pour l’actionnaire avant l’intérêt de l’entreprise.

Chacun prendra ses responsabilités le moment venu pour refuser ou accepter cette dérive infernale. La victoire historique de la gauche au Sénat a montré le chemin. Dans les Hauts-de-Seine la liste de gauche et des écologistes a remporté 3 sièges contre 2 auparavant.



Une crise aussi pour notre commune



Sommes-nous touchés par les emprunts toxiques ? L’affaiblissement des banques change-t-il les conditions d’emprunt de la ville ? Avons-nous des garanties pour les subventions espérées du conseil général et du conseil régional ? Les opérations en cours ou prévues sont-elles menacées ?

La crise de 2008 pouvait déjà alerter la municipalité d’autant que la liquidation de la taxe professionnelle et son remplacement par un impôt inférieur et non garanti à bonne hauteur dans le temps ou la baisse de la dotation de l’Etat aux collectivités territoriales annonçaient de graves difficultés.

S’appuyant sur un document interne de la banque Dexia, le journal Libérationa publié la liste de 5000 communes, toutes tendances politiques confondues, touchées par les emprunts toxiques. On y apprenait avec surprise que Bourg-la-Reine était concerné avec en particulier un surcoût sur un emprunt estimé à plus de 550.000 euros.



Les réponses du maire



  • Il ne s’agirait pas d’emprunt toxique, même si un risque demeure. Les premières années du crédit montrent un résultat positif et l’indexation prévue ne suscite pas d’inquiétude. Prenons-en acte mais restons vigilants, pour deux raisons : la première est que la toxicité se révèle justement après quelques années ; la seconde tient au nom de la banque qui se cache derrière Dexia pour ce prêt, puisqu’il s’agit de la Royal Bank of Scotland qui a déjà été victime elle-même des emprunts toxiques. Et Dexia suit le même chemin.

  • Il devient de plus en plus difficile aux communes d’emprunter. Un gros emprunt avant l’été a ainsi nécessité de faire appel à deux banques différentes alors que, pour la somme demandée, une seule suffisait habituellement. On a appris aussi que les marges bancaires sont aujourd’hui de 1,7% alors qu’elles s’élevaient à 0,7% il y a moins d’un an ! La raison en est simple : on demande aux banques de « se recapitaliser », entendez avoir plus d’argent propre en caisse. Elles ont trouvé une première solution : limiter les crédits et augmenter leurs marges.

  • Dans ce contexte le conseil général et le conseil régional sont de plus en plus chiches dans leurs subventions. L’opération du 1 rue des Blagis en est une première illustration : la subvention du conseil général passe de 153 566€ à 81 318€ (soit une baisse de 47%) ce qui impose une augmentation du montant de l’emprunt par l’office local HLM. Alors qu’en sera-t-il quand il faudra, comme il est prévu, s’attaquer au 153 avenue du Général-Leclerc ou au 68 boulevard Joffre (le bâtiment à détruire et reconstruire à l’angle de la place de la gare) ? Par ailleurs a-t-on des garanties sur les subventions pour la Médiathèque ? Les surcouts ne vont-ils pas retarder encore davantage les travaux de rénovation des écoles de la Faïencerie et de la Fontaine-Grelot après l’incompréhensible lenteur du chantier très coûteux de la rénovation de l’école République ?

 

 

Nos propositions

 

 

On voit que les questions des finances locales ne sont pas (que) des questions techniques. Il y a le plan pluriannuel d’investissements que nous appelons de nos vœux depuis 2008 qui relève de la simple bonne gestion. Il y a le suivi scrupuleux des emprunts afin d’éviter les risques financiers. Il y a la transparence sur les subventions attendues et celles qui sont garanties. Cette transparence est la garantie d’un fonctionnement pleinement démocratique. Elle permet aussi de s’appuyer sur toutes les compétences, au-delà des casquettes politiques.

A notre niveau comme au niveau national, européen et même mondial, il est clair qu’il faut complètement revoir le système bancaire. Il est symptomatique que la banque Dexia soit en cours de démantèlement. Alors que le gouvernement français avait décidé de la renflouer sans plus de contrôle il y a moins de 3 ans, le voilà réduit à démanteler la banque pour sauver la branche qui finance les collectivités territoriales et éviter la ruine de nos communes et de nos départements. Quel terrible gâchis ! Et quelle responsabilité conjointe des banques qui ont continué à jouer au casino, et de l’Etat qui a refusé de mesurer l’ampleur du danger !

 

 

Denis Peschanski, Jean-Pierre Lettron, Anne-Dominique Antetomaso, Denis Delrieu, Rand Fahmi, Arlette Guedj, Bernadette Guenée, Laure Thibaut

 

Permanences : le samedi de 10h à 12h, mairie annexe, 1 bd Carnot, porte G, 1er étage

 

 

UN ÉLAN PARTAGÉ (les 12, 19 et 26 novembre) ENSEMBLE À GAUCHE (le 5 novembre)

blravenir@free.fr jean-pierre.lettron@bourg-la-reine.fr

www.bourglareineavenir.fr http://citoyenblr.free.fr (01 41 87 22 24 31)


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Rapport 2011 sur la ville de Bourg-la-Reine
Réponse  2011

Rapport 2003 sur la ville de Bourg-la-Reine
Réponse 2003

 

Rapport 2004 sur le Conservatoire
Réponse 2004



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Rapport sur l'Office public de l'habitat de Bourg-la-Reine
 
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